Students Without Borders is a WUSC and CECI program that enables Canadian university and college students to participate in exciting, volunteer learning opportunities in South America, Africa, and Asia.

Entrer dans la danse!

Comme le temps file! J’en suis déjà à mi-mandat en tant que Conseillère en organisation du travail ici à Banzon, avec l’UDTER-B (Union Départementale des Transformatrices et Étuveuses de Riz de Banzon), une organisation comptant  450 membres en 2007, qui inaugura son centre de transformation du riz local au début de l’année 2011. N’étant pilotée activement que par deux femmes seulement (non rémunérées qui plus est!),  l’union fait face à de nombreux défis. J’ai donc passé mes premières semaines ici à mieux cerner le fonctionnement du centre d’étuvage, les enjeux qui freinent son développement à l’heure actuelle, mais aussi ses points forts, ainsi que la dynamique des relations qu’entretient l’organisation avec ses différents partenaires (de coopération et d’affaires) afin d’être en mesure d’élaborer un plan d’organisation du travail des étuveuses adapté à leur réalité et leurs besoins.

En parallèle, je découvre une petite parcelle de l’Afrique francophone, ses coutumes et ses couleurs. Banzon est situé en brousse et derrière chez moi se trouve la plaine rizicole et maraîchère de la commune. Je loge dans une maison reculée du centre du village, ce qui lui confère un environnement assez paisible (les animaux peuvent parfois être très bruyants : une ribambelle de pintades qui courent à toute vitesse sur ton toit de tôle à 6h30 du matin, ça réveille!). Par chance ici, il y a de grands arbres qui nous font de l’ombre, bien appréciée sous le chaud soleil africain! J’ai dansé avec les femmes à un mariage, j’ai appris à cuisiner le riz sauce arachides et le riz gras (faits avec l’excellent riz des étuveuses de Banzon!), j’ai appris quelques mots de dioula, je me suis régalée des mangues burkinabè, j’ai lavé mes vêtements à la main avec l’eau que j’ai puisée, j’ai assisté à plusieurs spectacles de musique et de danse (pas tous à Banzon, Bobo-Dioulasso possède une vie culturelle plus développée qu’au village…), j’ai pris les transports locaux remplis bien au-delà de leur capacité « normale » sous une chaleur étouffante (enfin, la capacité que les Toubabous, « les Blancs », considèrent comme normale!), … Et ça continue!

Musique et danse traditionnelles pour célébrer le mariage d’une jeune fille du village, qui se poursuivront jusqu’aux petites heures du matin!